Auteur/autrice : エリック

  • Sake et Nihonshu : ce que nous ne comprenons pas toujours

    Sake et Nihonshu : ce que nous ne comprenons pas toujours

    お疲れ様でした、かんぱい!

    Le sake, ce malentendu culturel 😉

    Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le sake (prononcez saké 酒 ou o-saké お酒 dans sa forme polie) n’est pas forcément cet alcool de riz fort que l’on imagine.

    Au Japon, le mot sake 酒 désigne en réalité l’alcool en général.
    C’est un terme générique.

    Ainsi, si vous entrez dans un bar ou un restaurant et demandez simplement du sake, il est probable qu’on ne sache pas exactement quoi vous servir.
    Le mot peut désigner aussi bien de la bière, du vin, du whisky, du pastis… que du nihonshu (le vrai « sake japonais ») ou du shōchū.

    D’où vient cette confusion ?

    Lorsque le Japon s’est ouvert à l’Occident, le nihonshu 日本酒, alcool de riz traditionnel japonais, est devenu un symbole culturel. Les Occidentaux ont alors traduit ce mot simplement par « sake », pensant qu’il ne désignait que cette boisson-là.

    Pourtant, même au Japon, cette ambiguïté est courante. Cela vient sans doute du fait qu’à l’origine, l’unique alcool produit localement était le nihonshu, fabriqué dans les fermes, à base de riz, d’eau et de fermentations naturelles. Le mot « sake » allait donc de soi.

    Après l’ère Meiji, le Japon s’étant ouvert à d’autres techniques de distillations et de fermentation,  d’autres alcools ont ainsi gagné le marché et il y eut besoin d’autres mots pour définir ces nouvelles boissons. 
    Mais encore aujourd’hui, si vous allez dans un izakaya – le restaurant traditionnel japonais – et que vous demandez du sake « o sake ga arimasu ka ? », on pensera que vous souhaitez boire du nihonshu. En revanche, si vous posez la même question dans un bar moderne, le mot sake englobera tous les alcools et on vous demandera quel alcool vous souhaitez précisément boire.

    L’alcool au Japon : un lien social millénaire

    L’alcool au Japon est de culture millénaire et entretien le lien social. Il accompagne aussi les moments collectifs, en particulier après le travail. Les salarymen – ces salariés d’entreprises qui travaillent d’arrache-pied pour leur entreprise – viennent souvent en fin de semaine avec leur chef pour célébrer le travail bien fait et trinquent joyeusement en disant :
    « o tsukaré sama deshita お疲れ様でした » qui veut dire littéralement « merci pour votre travail acharné ».

    Que boit-on au Japon ?

    Les Japonais aiment boire, certes, mais contrairement à la France, l’offre en boissons non alcoolisées est d’une richesse étonnante !

    Veuillez lire mon article à ce sujet : 

    En ce qui concerne les boissons alcoolisées, le Japon offre une diversité comparable à celle de notre terroir français.

    Le nihonshu, par exemple, cette boisson autour de 15° repose sur un savoir-faire, dans le processus de sa fabrication, tout aussi rigoureux et complexe que celui de nos grands vins. 

    Mais alors, quels sont ces noms que l’on entend dans les izakaya, les restaurants et les bars ?

    Faisons ici un petit inventaire utile qui vous permettra d’y voir plus clair dans le monde du sake japonais.

    Le nihonshu 日本酒 

    Signifie « Alcool du Japon » ou « Alcool de l’origine du soleil ». 
    C’est clair, le nihonshu est la boisson traditionnelle par excellence et déifiée dans les rites shintō. 
    On pourrait dire que le nihonshu est au Japon ce que le vin est à la France.

    Lorsqu’on parle de nihonshu au Japon, c’est une affaire sérieuse. 
    Il est considéré comme « le sake des dieux 神の酒 », et en tant qu’occidental, vous serez à l’honneur si vous savez l’apprécier, et plus encore si vous êtes connaisseur.

    Le nihonshu est un alcool naturel de 13 à 18° fabriqué à partir de :

    • riz,
    • eau,
    • kōji-kin 麹菌 un champignon à enzymes, 
    • et de levures naturelles.

    La fermentation fera le reste.


    Comme nos vins, l’excellence du sake relève de différents paramètres :

    • le terroir,
    • la qualité du riz,
    • celle de l’eau,
    • la richesse enzymatique du kōji,
    • et bien sûr, tout le savoir-faire du maître brasseur (tōji).


    Les prix peuvent aller de quelques euros à des milliers d’euros pour certaines bouteilles d’exception.

    Une complexité à la hauteur de notre vin

    Le monde du nihonshu est d’une complexité incroyable et vous trouverez quantité d’ouvrages et de blogs spécialisés dans ce domaine.
    Je me limiterai ici à vous en faire un décryptage rapide pour vous offrir une première clé de lecture.

    Mais avant d’entrer dans l’inventaire des catégories du sake, voici quelques notions de base à connaître.


    Le polissage 

    Le riz est poli avant d’être utilisé pour la fabrication du sake, et plus le polissage est important, plus le cœur du grain est mis en valeur, tandis que son enveloppe extérieure est éliminée.
    Autrement dit, lorsqu’on parle d’un riz poli à 60 %, cela signifie que 40 % de la surface extérieure du grain ont été retirés, ne laissant que 60 % de son noyau central.


    Le goût et la structure

    Le polissage a un impact direct sur la qualité de la fermentation, car la partie centrale du riz est plus riche en amidon, tandis que la surface contient davantage de lipides, de protéines et de vitamines.
    En matière de goût et d’équilibre, la couche externe du grain peut apporter de l’amertume et des saveurs plus grossières, tandis qu’un riz poli à moins de 60 % ou 50 % révèle des arômes subtils, floraux et élégants.
    À l’inverse, un riz peu poli – par exemple à 80 % – donnera un sake plus corsé, rustique, parfois plus amer.


    Le vocabulaire des saveurs

    Il y a une multitude de saveurs et de goûts complexes mais voici une classification basique qui vous permettra de commencer à explorer par vous-même cet univers très étendu dans le domaine olfactif et gustatif.

    辛口            karakuchi                Sec (peu de sucre résiduel, sensation légère)
    甘口            amakuchi                Doux (présence de sucre résiduel, douceur)
    力強い        chikaradzuyoi     Puissant, énergique, charpenté
    濃醇            nōjun                        Riche, dense, corsé, avec du corps
    淡麗            tanrei                        Léger, pur, net, plutôt sec
    まろやか    maroyaka             Doux, arrondi
    芳醇            hōjun                        Aromatique, parfumé, complexe
    爽快            sōkai                        Frais, vif, désaltérant

    Tout petit izakaya de quatre places, au comptoir seulement, où l’on mange et boit merveilleusement bien,en compagnie de la Cheffe et artiste ERIKO – Tōkyō

    Quelles sont les différentes sortes de sake ?

    Le Nihonshu 日本酒 représente trois grandes catégories de sake à base de riz fermenté

    1・Futsu shu 普通酒 

    C’est le sake de tous les jours, comparable à notre vin de table. Il est soumis à aucune contrainte particulière pour sa fabrication :
    – pas de taux de polissage exigé,
    – quantité d’alcool ajoutée plus souple,
    – additifs autorisés (sucre, acide lactique, etc.).
    Il existe des futsū-shu industriels très simples, mais aussi des cuvées plus soignées, produites avec sérieux.
    C’est souvent ce type de sake qu’on consomme chaud ou froid, selon la saison et les préférences.

    2・Junmaishu 純米酒 

    Ce sake est issu d’une fermentation naturelle de riz pur, sans aucun ajout d’alcool distillé ni d’additifs (sucre, acide, etc.).
    Seuls le riz, l’eau et le kōji entrent dans sa composition. C’est un sake franc, souvent plus corsé et riche en umami.

    Quels sont les différents types de Junmai-shu ?

    純米酒    Junmai-shu    Pas de limite stricte (souvent ≤ 70 %)    Riche, corsé, saveurs de riz prononcées.
    特別純米酒    Tokubetsu Junmai-shu    ≤ 60 % ou procédé spécial    Junmai « spécial » (riz mieux poli ou méthode soignée).
    純米吟醸酒    Junmai Ginjō-shu    ≤ 60 %    Fruité, floral, élégant, fermenté à basse température.
    純米大吟醸酒    Junmai Daiginjō-shu    ≤ 50 %    Très raffiné, aromatique, haut de gamme.

    Le % indique le taux de polissage

    3・Honjōzōshu 本醸造酒 

    Ce sake également est issu de la fermentation du riz, comme un junmai, mais auquel on ajoute une petite quantité d’alcool distillé (≤ 10 % du poids du riz) à la fin du processus.
    Ce procédé permet d’exhausser les arômes, affiner le goût, alléger la texture et parfois améliorer la conservation.
    Aucun additif (sucre, acide, etc.) n’est autorisé. Le résultat est souvent plus sec et plus léger qu’un junmai.

    Quels sont les différents types de Honjōzō-shu ?

    本醸造酒                Honjōzō-shu    ≤ 70 %    L’ajout d’alcool affine le profil, goût net, sec.
    特別本醸造酒        Tokubetsu Honjōzō-shu    ≤ 60 %  Un peu plus raffiné et aromatique
    吟醸酒                    Ginjō-shu    ≤ 60 %    Aromatique, fruité, fermenté à basse température
    大吟醸酒                Daiginjō-shu    ≤ 50 %    Très raffiné, complexe, élégant

    Le % indique le taux de polissage


    La catégorie des sake transversaux 

    Les styles transversaux qui coexistent avec les Junmai-shu et les Honjōzō-shu – selon qu’on y ajoute ou non de l’alcool en fin de fermentation – sont des descripteurs techniques ou sensoriels qui indiquent des variantes de traitement ou des particularités du produit final, indépendamment de la catégorie.

    生酒        Namazake    Non pasteurisé, vif, frais
    無濾過    Muroka        Non filtré, plus brut, plus charpenté
    原酒        Genshu        Non dilué, plus fort en alcool autour de 17-18°
    熟成酒 / 古酒    Jukuseishu / Koshu    Vieilli, oxydé, complexe, parfois ambré
    にごり酒           Nigori-zake    Trouble, velouté, doux, parfois sucré

    La grande fête du vin à Coco Farm & Winery à Ashikaga

     

    Les Shōchū, les alcools forts


    Shōchū 焼酎 est un alcool distillé, contrairement au nihonshu qui est, lui, fermenté. Sa teneur en alcool est d’environ 25°, parfois plus, jusqu’à 30° ou 35° pour certaines versions.

    Différents types de Shōchū existent selon l’ingrédient à partir duquel ils sont fabriqués.

    🍠 Patate douce    芋(いも)    Imo shōchū    Parfumé, riche, rond, parfois terreux
    🌾 Orge    麦(むぎ)    Mugi shōchū    Léger, toasté, noisetté
    🌾 Riz    米(こめ)    Kome shōchū    Fin, moelleux, délicat, doux
    🌽 Sarrasin (blé noir)    蕎麦(そば)    Soba shōchū    Original, sec, légèrement végétal
    🍠 Taro    里芋(さといも)    Localisés    Rares, ronds, rustiques
    🍚 Résidus de sake (lees)    酒粕(さけかす)  Kasutori shōchū    Fort, sec, très traditionnel
    🥔 Pomme de terre, etc.    Nominations diverses selon les régions et les traditions


    Awamori 泡盛 est un alcool distillé et une spécialité d’Okinawa. Sa teneur en alcool est souvent de 30°, parfois plus pour des versions appelées Kūsū, atteignant 40–60°.
    Fabriqué exclusivement à base de riz long importé de Thaïlande, avec un type de moisissure noire, kuro-kōji.
    Il est vieilli parfois plusieurs années comme un rhum ou un whisky.


    Les Cocktails à base de Shōchū 


    Ces cocktails sont un mélange de boissons non alcoolisées et de shōchū. 

    Ils sont plus doux à boire, mais attention à l’alcool ; il ne se ressent pas immédiatement !

    Ils se nomment Shōchū Highball 焼酎ハイボール mais on les appelle de façon plus courante Chūhai 酎ハイ ou チューハイ.


    🍋 Shōchū aux agrumes classiques
    レモンハイ(レモンサワー)    Remon-hai / Lémon sour    Citron jaune, très courant
    グレープフルーツハイ    Gurēpufurūtsu-hai    Pamplemousse, très rafraîchissant
    ライムハイ    Raimu-hai    Lime, plus acidulé
    かぼすハイ    Kabosu-hai    Agrume local de Kyūshū
    ゆずハイ    Yuzu-hai    Yuzu, parfumé et subtil


    🍓 Shōchū aux fruits doux ou sucrés
    梅ハイ(うめ)    Umé-hai (prune)    Avec du jus ou du sirop d’umé
    ももハイ    Momo-hai (pêche)    Très doux, populaire chez les jeunes
    りんごハイ    Ringo-hai (pomme)    Plus rare mais agréable
    いちごハイ    Ichigo-hai (fraise)    Sucré, parfois un peu artificiel


    🍵🥤 Shōchū au thé ou autres boissons

    ウーロンハイ    Oolong-hai    Thé oolong + shōchū, très populaire
    緑茶ハイ(りょくちゃ)    Ryokucha-hai    Thé vert + shōchū, plus sec
    コーラハイ    Kōra-hai    Coca + shōchū, très occasionnel
    トマトハイ    Tomato-hai    Jus de tomate + shōchū, goût original

    La grande fête du vin à Coco Farm & Winery à Ashikaga

    🍇 Et les vins japonais ?

     
    Moins célèbres que le nihonshu ou le shōchū, les vins japonais connaissent depuis quelques décennies un véritable essor, porté par un travail de fond sur les terroirs, les cépages et les méthodes de vinification. 

    La région de Yamanashi, au pied du Mont Fuji, est le berceau historique du vignoble japonais, avec en tête d’affiche le cépage autochtone Koshu 甲州. Ce raisin à peau rosée donne naissance à des vins blancs pâles, délicatement citronnés, floraux, peu alcoolisés (11-12°), et souvent vinifiés en cuves inox pour préserver leur fraîcheur.

    À côté de ce cépage emblématique, on trouve aussi le Muscat Bailey A, hybride japonais qui produit des rouges légers, souples et fruités, aux notes de cerise confite et de prune. 

    D’autres régions comme NaganoYamagata ou Hokkaidō s’illustrent avec des cuvées plus ambitieuses, parfois issues de Pinot noirMerlot ou Chardonnay, cultivés en climat frais sur des sols volcaniques.

    Bien qu’encore jeunes sur la scène internationale, les vins japonais séduisent par leur élégance, leur équilibre, et surtout leur affinité naturelle avec la cuisine japonaise, privilégiant la pureté et la discrétion aromatique plutôt que la puissance. Un univers encore discret, mais prometteur, à explorer pour les amateurs curieux.


    Les vins étrangers sont également très présents, et l’on trouve chez les cavistes comme dans la restauration un choix très étendu, parfois d’excellence.

    La grande fête du vin à Coco Farm & Winery à Ashikaga

    Maintenant que vous savez tout sur les boissons, il ne vous reste plus qu’à connaître les bonnes manières pour les boire avec vos amis japonais sans commettre d’impair.

    C’est par ici pour la suite… CHAPITRE 3 – LA BOISSON



     

    Shini Gami 死神 – Nihonshu

    Ce nihonshu s’appelle Shini Gami 死神, les Dieux de la Mort ou La grande Faucheuse. 

    De plus, les kanji 死 et 神 sont à l’envers, ce qui signifie peut-être que vous allez passer derrière la matrice 😉

    C’est un très bon sake puissant, charpenté, onctueux, savoureux et original, de facture pure Junmai Daiginjō centrée sur la partie 「責め」 (seme), c’est‑à‑dire extrait final plus riche, vinifié à partir de riz Yamada‑Nishiki poli à 40 %, non filtré, non pasteurisé et non dilué (原酒). 
    Apprécié par des amateurs à la recherche d’un sake atypique, parfois décrit comme un rendez‑vous entêtant ; “une fois goûté, on ne peut plus s’en passer”.

    Le nom 死神 est aussi inspiré d’un conte de rakugo (*) du même nom, très connu dans la tradition japonaise. Voici un résumé du conte :

    Un homme pauvre, accablé par la malchance, envisage de se suicider. Juste avant de passer à l’acte, un dieu de la mort (shinigami) lui apparaît et lui propose un marché.

    Le dieu lui offre le pouvoir de guérir les malades, à une condition :
    S’il voit le shinigami au pied du lit du malade, il peut le sauver.
    Mais si le shinigami est assis à la tête du lit, la mort est inévitable.
    L’homme accepte et devient un médecin célèbre, gagnant fortune et renommée.

    Mais un jour, alors qu’un riche client est sur le point de mourir avec le shinigami assis à sa tête, le médecin décide de tricher : il tourne le lit en douce, plaçant ainsi le shinigami aux pieds du mourant… et le sauve.

    Le dieu de la mort, furieux, punit le médecin en l’emmenant dans une caverne souterraine, où brûlent des milliers de bougies représentant la vie de chaque être humain.

    Le dieu lui montre la sienne, presque éteinte, et lui donne une dernière chance : transvaser sa flamme dans une autre bougie.
    Mais, en tremblant de peur, le médecin fait tomber la bougie, et meurt sur-le-champ.
     
     

    (*) Le rakugo est une forme très populaire du conte au Japon emprunté depuis quatre siècles. 

  • Les boissons sans alcool au Japon, un choix très varié

    Les boissons sans alcool au Japon, un choix très varié

    おはようございます!

    Voici une petite boisson que l’on trouve partout au Japon, et qui est excellente pour la santé.
    Il s’agit d’un sencha (une variété de thé vert) glacé, au goût herbacé très agréable, avec de légères notes d’épinard et de cacahuète beurrée. C’est l’une de mes boissons préférées ; je me suis régalé !

    En plus, le café situé au premier étage d’une petite maison dans le quartier de Yanaka Ginza était vraiment mignon 💚

    Vous trouverez au Japon un incroyable choix de boissons non alcoolisées, fraîches ou chaudes, souvent non sucrées et très bonnes pour la santé :
    des boissons à base de graines, de délicieux thés (thé vert matcharyokuchasencha, thés rouges, thés noirs, hōjichakukichaoolong-chabancha…), mais aussi du café aux saveurs délicates, des boissons au soja noir, au gingembre frais, ou encore à base d’agrumes comme le kabosu, le shīkwāsā d’Okinawa ou l’aomikan.

    On trouve également du rooibos, du sobacha (infusion de sarrasin), de la citronnelle (lemongrass), de nombreuses bières sans alcool, et bien sûr de l’eau. Bref… la liste est interminable 🍹🍶☕️🍵🥛🧋🥤

    La plupart du temps, ces boissons sont naturelles, peu sucrées voire pas sucrées du tout, et souvent préparées ou servies immédiatement.

    En comparaison, en France, le choix paraît parfois un peu limité : café, thé industriel, sirops très sucrés, limonade, Coca‑ColaOrangina, sodas sucrés… et… voyons voir… je crois qu’on a fait le tour 🧐

    Ah oui, heureusement, il y a l’eau 🚰

    C’est pour ça qu’en France, je préfère souvent commander une bière 😂

    Kanpai 🍻

  • Comment faut-il retirer ses chaussures au Japon ?

    Comment faut-il retirer ses chaussures au Japon ?

    こんにちは、

    Au Japon, retirer ses chaussures avant d’entrer dans une maison, un restaurant traditionnel, un temple ou certains musées est une règle essentielle. Ce geste, qui peut paraître simple, possède en réalité une forte dimension culturelle, symbolique et hygiénique.

    L’espace d’entrée, appelé genkan, marque la frontière entre l’extérieur (soto) et l’espace intérieur de la maison (uchi). Situé au niveau du sol extérieur, il précède une partie surélevée sur laquelle on « monte » pour entrer véritablement dans la maison.

    Dans cette transition, une règle importante doit être respectée : ne jamais poser un pied nu ou en chaussette sur le sol du genkan, même brièvement. Le passage doit se faire directement de la zone extérieure vers le sol intérieur.

    Une fois à l’intérieur, il est également interdit de poser des chaussures ou des chaussons utilisés à l’extérieur sur le sol de la maison maison (ou l’intérieur de la maison, appelé parfois engawa, ce corridor de bois qui longe certaines habitations traditionnelles.

    Même lorsque la séparation est moins visible dans les habitations modernes, cette frontière symbolique doit toujours être respectée.

    En pratique, cela demande parfois un peu d’habitude. Pour remettre ses chaussures, il faut souvent s’asseoir au bord de la marche du genkan et enfiler ses souliers sans poser les pieds sur le sol extérieur. Cette technique peut sembler délicate, mais elle devient rapidement naturelle.

    La maison japonaise prévoit également différents types de chaussons selon les espaces : chaussons d’intérieur, chaussons réservés aux toilettes, et parfois même des chaussons pour certaines terrasses. Chaque paire correspond à un espace précis. Se tromper de chaussons peut prêter à sourire, mais cela reste considéré comme une petite erreur de comportement.

    Dans la tradition japonaise, on évite également de tourner le dos à l’intérieur de la maison ou à son hôte lorsqu’on se déchausse. Toutefois, dans la pratique, il est parfois plus simple pour les visiteurs de retirer leurs chaussures en se tournant brièvement vers l’extérieur, afin de garder l’équilibre et d’éviter de poser le pied au mauvais endroit.

    Dans tous les cas, mieux vaut s’excuser poliment et adapter sa posture que de commettre une erreur plus importante en posant ses pieds nus dans l’espace réservé aux chaussures.

    Ce principe de séparation entre l’espace chaussé et l’espace propre se retrouve également lors des pique-niques au Japon. On n’y monte jamais directement avec ses chaussures sur la nappe ou le tapis déployé sur le sol : on retire d’abord ses chaussures avant de s’y installer.

    Vous souhaitez aller plus loin et savoir pour quelle raison ancestrale cette pratique existe au Japon et comprendre avec d’autres vidéos les différentes manière d’entrer dans une maison et de se déchausser ?

  • Le Japon face à ses déchets : un modèle inspirant pour l’Europe

    Le Japon face à ses déchets : un modèle inspirant pour l’Europe

    おはようございます!

    🇯🇵 Le Japon, pionnier dans la gestion des déchets

    Au Japan, la gestion des déchets repose sur un tri sélectif extrêmement précis et une forte responsabilité individuelle.

    Le Japon est reconnu comme l’un des pays précurseurs en matière de traitement des déchets. Dès les années 1960, il a mis en place des politiques ambitieuses de retraitement, avec un système de tri sélectif particulièrement exigeant. Malgré une culture du suremballage, le pays a su maintenir un haut niveau de contrôle de son impact environnemental.

    Si la Suède et le Danemark ont été parmi les premiers à valoriser énergétiquement leurs déchets (la Suède dès les années 1950-60, le Danemark dans les années 1970 avec l’introduction du couplage incinération-chauffage urbain), le Japon a développé ce modèle de façon significative dès les années 60, avec une forte accélération après le choc pétrolier de 1973–75.

    Dans les années 1990–2000, le Japon a modernisé ses infrastructures, intégrant la valorisation énergétique au cœur de son dispositif, rejoignant ainsi le modèle scandinave, qui reste aujourd’hui une référence mondiale en matière d’incinération propre et de couplage énergétique.

    Ainsi, ne vous étonnez pas si vous ne trouvez pas de poubelles dans l’espace public au Japon : chaque citoyen est responsable de ses déchets. Lors de vos promenades, prévoyez toujours un petit sac pour emporter vos détritus, que vous trierez ensuite une fois rentré à l’hôtel.

    Les Japonais ont conscience, depuis plusieurs générations, que les détritus — mégots, déjections canines, petits papiers ou morceaux de plastique — sont extrêmement polluants. On y apprend dès le plus jeune âge à faire le tri sélectif à la source, afin de valoriser au mieux les matières recyclables.

    Les encombrants, eux, sont soumis à une réglementation stricte. Impossible, par exemple, d’abandonner une vieille valise dans le local à ordures sans s’exposer à une amende. Ils doivent être collectés par une société spécialisée (comptez environ 20 à 100 euros selon le volume, la municipalité, ou la nature des objets).

    Voyez, en exemple, un local à ordures d’un immeuble typique de 150 à 200 m2 à Tōkyō : un espace ordonné contenant une quinzaine de bennes destinées à l’incinération 燃やすごみ (valorisation énergétique), et une multitude de caisses destinées au tri selon les matériaux : papier, magazines, journaux, bouteilles plastiques, bouchons, canettes, aluminium, piles, batteries, cartons (pliés !), plastiques recyclables, polystyrènes, bouteilles en verre, briques alimentaires, etc.

    🇫🇷 Et en France ?

    Je ne voudrais pas faire de comparaison avec la France… car il n’y en a pas vraiment ! 

    Certes, notre pays a amélioré ses politiques de traitement des déchets, atteignant près de 30 % de valorisation énergétique des déchets ménagers. Mais c’est encore peu, comparé aux plus de 70 % du Japon ou aux 50 % du Danemark.

    La France continue à enfouir entre 20 et 25 % de ses déchets résiduels — bien plus que la Suède, l’Allemagne ou la Suisse, qui ont réduit cette part à 5 %, voire à presque 0 % pour la Suisse.

    Et que dire de notre rapport quotidien aux déchets ? 
    L’état de propreté de nos rues, jonchées de mégots, de papiers, de plastiques jetés par la fenêtre d’une voiture, ou souillées par les déjections canines et les dépôts sauvages d’encombrants, témoigne d’un manque criant de sensibilisation et d’éducation civique. Sans parler des décharges illégales, qui saccagent durablement nos campagnes…!!!

    J’entends souvent mes compatriotes critiquer la surconsommation et le suremballage au Japon🤔 Certes, le constat n’est pas faux.
    Mais peut-être serait-il préférable, avant de donner des leçons, que l’on commençât par balayer devant notre propre porte, car en matière de gestion des déchets, nous avons encore beaucoup à apprendre du Japon.

    ♻️ Pour aller un peu plus loin dans le tri sélectif et le recyclage au Japon 

    Une chose qui peut surprendre les touristes occidentaux au Japon, c’est le traitement minutieux apporté aux ordures, autrement dit la gestion du recyclage des déchets. Depuis un bon moment, les Japonais séparent deux types de déchets (ゴミ / « gomi ») : les combustibles (燃える / « moeru« ) et les incombustibles (燃えない / « moenai« ). © Kanpai.fr

    www.kanpai.fr/societe-japonaise/tri-selectif-recyclage-japon

  • Le Nouveau Japon

    Le Nouveau Japon

    おもしろいです。

    Le Japon contemporain : entre tradition et contemporanéité.

    Le Japon fascine depuis longtemps par sa capacité à conjuguer tradition et innovation. Mais depuis quelques années, un nouveau visage du pays semble apparaître. Entre transformations sociales, évolution des modes de vie et nouvelles générations, le Japon d’aujourd’hui ne ressemble plus tout à fait à celui que les voyageurs ont découvert il y a quelques décennies.

    Une société en mutation

    Le Japon reste profondément attaché à ses valeurs de respect, de discrétion et d’harmonie sociale. Pourtant, les jeunes générations adoptent des comportements parfois différents de ceux de leurs parents. Le rapport au travail évolue, les parcours de vie deviennent plus variés et certaines normes sociales se transforment progressivement.

    Dans les grandes villes comme Tōkyō ou Ōsaka, la vie quotidienne reflète déjà ces changements. Les quartiers se renouvellent, les cafés indépendants se multiplient et de nouvelles formes de culture urbaine apparaissent.

    La technologie au cœur du quotidien

    Le Japon demeure aussi l’un des pays les plus avancés dans l’intégration de la technologie dans la vie quotidienne. Paiement sans contact, transports ultra efficaces, robots d’assistance ou objets connectés font désormais partie du paysage.

    Pourtant, ce progrès technologique cohabite avec des habitudes très anciennes. On peut encore voir des temples vieux de plusieurs siècles au milieu des gratte-ciel, ou des artisans perpétuer des savoir-faire transmis depuis des générations.

    Un nouveau regard sur la culture

    La culture japonaise continue d’évoluer et d’influencer le reste du monde. La cuisine japonaise, le design, l’architecture ou encore la culture populaire attirent toujours davantage de visiteurs et d’amateurs.

    Mais au-delà des images parfois stéréotypées, le Japon contemporain révèle une société plus nuancée, faite d’adaptations et de réinventions constantes.

    Un pays qui se redéfinit

    Le « nouveau Japon » n’efface pas l’ancien. Il s’y superpose. Les traditions continuent d’exister, mais elles cohabitent désormais avec de nouvelles sensibilités et de nouvelles manières de vivre.

    Pour le visiteur comme pour l’observateur attentif, c’est peut-être là ce qui rend le Japon si singulier : un pays capable d’évoluer sans rompre totalement avec ce qui l’a façonné.

    Voyager au Japon

    Pour celles et ceux qui envisagent un voyage au Japon, s’immerger pleinement dans ce pays fascinant implique plus qu’admirer ses paysages ou goûter sa cuisine. Comprendre certaines habitudes, codes sociaux et subtilités culturelles permet de vivre une expérience plus authentique et respectueuse.

    Si vous souhaitez éviter les faux pas et mieux appréhender la vie quotidienne japonaise, je vous invite à découvrir ma page US & Coutumes japonaise. Vous y trouverez des conseils pratiques, des anecdotes culturelles et des repères indispensables pour naviguer avec aisance dans ce mélange unique de tradition et de modernité.

    Se préparer à ce voyage, c’est s’offrir la possibilité de percevoir le Japon contemporain dans toute sa richesse, de ses quartiers vibrants à ses rites les plus anciens, et de repartir avec des souvenirs profondément ancrés dans la réalité du pays.

  • Tanabata 七夕 : la légende japonaise des étoiles amoureuses

    Tanabata 七夕 : la légende japonaise des étoiles amoureuses

    皆さん、素晴らしいお祭りです。

    Le festival Tanabata 七夕祭り

    Au Japon, le festival de Tanabata 七夕祭り est célébré chaque année le 7 juillet. À cette occasion, les Japonais accrochent dans des branches de bambou de petits papiers colorés sur lesquels ils écrivent leurs souhaits et leurs vœux.

    Cette fête trouve ses origines dans plusieurs traditions anciennes. Elle est souvent rapprochée du festival japonais d’Obon お盆, dédié aux ancêtres, mais aussi de la fête chinoise des étoiles, appelée Qixi 七夕, qui signifie littéralement « la nuit du septième mois ». C’est pourquoi Tanabata est célébré chaque année le septième jour du septième mois.

    La légende de Tanabata peut varier selon les traditions orales, mais son récit reste toujours très proche.

    Elle raconte l’histoire de deux étoiles amoureuses : Véga, appelée Orihime 織姫, et Altaïr, appelée Hikoboshi 彦星.

    Orihime, la princesse tisserande, vivait près de la Rivière Céleste Amanogawa 天の川, que nous appelons la Voie lactée. Elle créait les plus belles étoffes de l’univers, et son talent faisait la fierté de son père, le Seigneur du Ciel.

    Mais malgré son travail admirable, Orihime souffrait de solitude. Elle rêvait de rencontrer celui qui partagerait sa vie.

    Touché par la tristesse de sa fille, le Seigneur du Ciel décida un jour d’organiser une rencontre. Il la présenta à l’étoile Hikoboshi, un jeune bouvier qui gardait ses vaches de l’autre côté de la Rivière Céleste.

    Dès leur première rencontre, ce fut un véritable coup de foudre. Les deux étoiles tombèrent profondément amoureuses et se marièrent rapidement.

    Mais, emportés par leur bonheur, ils finirent par négliger leurs devoirs. Orihime cessa de tisser ses étoffes et Hikoboshi abandonna peu à peu son travail de bouvier. Le désordre s’installa alors dans le ciel, ce qui provoqua la colère du Seigneur du Ciel.

    Pour les punir, il décida de les séparer en les plaçant chacun d’un côté de la Rivière Céleste.

    La tristesse d’Orihime fut si grande que son père finit par s’attendrir. Il accepta alors que les deux amoureux puissent se retrouver une fois par an, à condition qu’ils reprennent sérieusement leur travail.

    Ainsi, chaque année, la septième nuit du septième mois, Orihime et Hikoboshi peuvent enfin se revoir.

    Mais la Rivière Céleste n’ayant pas de pont, les pies viennent alors former un passage avec leurs ailes afin que les deux amoureux puissent se rejoindre.

    Aujourd’hui encore, pendant le festival de Tanabata, les Japonais écrivent leurs vœux sur de petits papiers appelés tanzaku 短冊, qu’ils suspendent dans des bambous en espérant que leurs souhaits seront exaucés🎋

    La légende de Tanabata est ici intégrée dans l’installation du photographe Éric Petr lors des « Rendez-vous au Jardins » 2018 dans la Chapelle de Bambous du Jardin Sauvage de Cabriès (France).

  • La Couleur au Japon | Feux tricolores et chawanmushi

    La Couleur au Japon | Feux tricolores et chawanmushi

    おもしろい!

    💚 🧡 ❤️ ou bien 💙 💛 ❤️ 

    Au Japon, si vous êtes arrêté à un feu rouge et qu’on vous dit BLEU, cela signifie que le feu tricolore est passé au VERT et que vous pouvez repartir.

    De même, si vous approchez d’un carrefour et qu’on vous dit JAUNE, c’est que le feu vient de passer à ORANGE et que vous devez vous arrêter.

    Curieusement, un Japonais et un Français voient la même couleur, mais la nomment différemment. Amusant, n’est-ce pas ?

    Sur la photo, vous voyez un chawanmushi 茶碗蒸し, ici préparé avec du foie de poisson. Le tchawan-mushi est un flan salé aux œufs et au dashi, agrémenté de légumes, de crevettes ou d’autres ingrédients. Sa texture est très délicate et son goût, extrêmement subtil. Il est souvent servi en entrée.  

  • Hashima – Gunkanjima : l’île fantôme de Nagasaki

    Hashima – Gunkanjima : l’île fantôme de Nagasaki

    こんばんは、

    Hashima est une île de Nagasaki, plus communément appelée Gunkanjima, en ressemblance à la forme qu’elle évoque : un navire de guerre. Gunkan veut dire navire de guerre, et Shima ou Jima, île.

    Au départ, il s’agit d’un simple récif de quelques hectares, sur lequel s’est développé, au fil du temps, une plateforme d’accueil d’une population résidente pour l’exploitation d’une mine de charbon, jusqu’en 1974.

    L’île reçoit, dans les années 1950, son plus fort potentiel d’exploitation et d’habitants, ce qui engendre une densité de population inouïe, de près de 85.000 habitants par km² !

    Pour référence, celle de Paris est de 21.000 hab/km², celle du centre de Tōkyō de 15.000 hab/km², celle de Bombay de 28.000 hab/km², et celle de Manille de 43.000 hab/km².

    Pourtant, malgré cette densité, la vie demeure paisible, encadrée par un excellent système éducatif et socioculturel.

    La ville bénéficie d’un réseau social très évolué, avec commerces, magasins, écoles, hôpital, pachinko, aires de jeux, théâtres, salles de concerts, cinéma, salons de coiffure et de beauté, restaurants, cafés, centre social, centre communautaire, bains publics, gymnase, et bien entendu un temple shintoïste consacré à la prière et aux cérémonies.

    Une ville-bateau qui s’étend sur 6,3 hectares, couvrant une superficie de 480 mètres de long sur 160 mètres de large.

    Elle atteint à son apogée, en 1960, près de 5.300 habitants, c’est-à-dire deux fois la densité de voyageurs que peuvent recevoir les plus imposants navires de croisière au monde !

    Malgré cette population, la vie s’organise dans le plus grand respect des règles de société. Quelques policiers sont mutés sur l’île, mais plutôt pour une fonction d’assistance à la population que de répression.

    Une prison a pourtant été construite, mais celle-ci n’a jamais été utilisée, sauf pour de rares fois comme cellule de dégrisement.

    Cependant, l’île connaît au cours de son histoire, et principalement pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère et de prisonniers chinois, ce qui fait encore débat, faisant aussi l’objet d’une enquête menée par Eidai Hayashi (décédé en 2017), pour apporter la lumière et la vérité sur cette partie « sombre » de la mine de charbon du Gunkanjima.

    Le gisement de houille de Hashima a été découvert dans les années 1810.

    Ce n’est qu’en 1869 que la mine de charbon a commencé à être exploitée, mais pour peu de temps, en raison de l’extrême violence des typhons qui font rage sur l’île, très exposée aux intempéries.

    En 1890, des moyens plus conséquents sont investis par Mitsubishi pour exploiter l’île de manière pérenne. Hashima s’est alors, petit à petit, développée pour recevoir de plus en plus d’ouvriers.

    Entre 1914 et 1945, l’exploitation minière s’intensifie pour soutenir la modernisation du Japon, et de nombreuses constructions s’érigent pour loger les travailleurs, toujours plus nombreux.

    C’est entre 1945 et 1964 que Hashima atteint sa concentration et son activité maximales.

    Entre 1964 et 1974, l’extraction de charbon décroît fortement.

    Quand la production minière cesse, le 15 janvier 1974, deux mille résidents sont encore présents sur l’île.

    Depuis 1974, l’île s’abandonne aux tumultueuses intempéries, restituant son sol à la nature. Les installations, petit à petit grignotées par les effondrements successifs, font de ce lieu historique un accès dangereux et devenu interdit : une île fantôme.

    En 2015, le Gunkanjima est enregistré comme patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

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    Photographies 2023 © Éric Petr

    L’accès n’est possible que sur une toute petite partie de l’île, et en visites strictement organisées pour de petits groupes.

    En 2003, le Musée Gunkanjima, créé en mémoire de ce site unique, retranscrit l’histoire de Hashima, sa géographie et son économie par des films, conférences, installations et vidéos d’animation 3D, textes et modules interactifs, pour que le visiteur puisse se projeter au cœur de l’exploitation minière, ses habitations et sa vie d’autrefois.

    C’est également ici que vous pourrez prendre votre ticket pour visiter l’île.

    N’hésitez pas à prendre le billet premium qui vous donne accès sur l’île.

    Vous pourrez finir la découverte de Nagasaki en visitant la Basilique des Vingt-Six Saints Martyrs du Japon, et le magnifique Glover Garden, où le coucher de soleil ajoute une palette impressionnante à la vue spectaculaire du port de Nagasaki.

    Sources de l’article

    Japan Travel

    Discover Nagasaki

    GunkanJima.net

  • Le « Bateau Fantôme » de Koh Chang : étrange histoire !

    Le « Bateau Fantôme » de Koh Chang : étrange histoire !

    こんにちは!
    Aujourd’hui il ne s’agit pas du Japon mais de la Thaïlande. L’histoire est singulière et elle est liée aux divinités qui sont aussi très présentes dans la culture japonaise.

    À Koh Chang, en Thaïlande, un projet hôtelier particulièrement insolite vit le jour en 2004 : le complexe Koh Chang Boat Chalet & Grand Lagoona, parfois appelé « The Galaxy ».

    Imaginé par un milliardaire thaïlandais, ce projet atypique proposait des chambres installées dans un ancien bateau de croisière définitivement amarré et transformé en hôtel. Autour de lui, plusieurs chalets avaient également été aménagés sur de petites embarcations reconverties en hébergements de luxe.

    L’ensemble attirait une clientèle curieuse de vivre une expérience originale, séduite par le caractère singulier du lieu. Pourtant, malgré cet attrait, le complexe cessa son activité quelques années plus tard, apparemment pour des raisons financières.

    Abandonné depuis, le site est progressivement devenu un lieu de curiosité touristique, fréquenté notamment par les amateurs d’exploration urbaine.

    Mais derrière l’histoire officielle circule une autre version, transmise par certaines rumeurs locales. Selon ces récits, le complexe aurait été construit sur un lieu considéré comme sacré. Certains Thaïlandais évoquent ainsi une possible malédiction liée à des forces spirituelles.

    Des histoires d’accidents mystérieux et de suicides seraient également associées à ce lieu, ce qui contribuerait à entretenir sa réputation étrange et à expliquer, pour certains, la fin soudaine de l’activité touristique.

    Le 3 décembre 2024, le site du Grand Lagoona a été frappé par un incendie dont l’origine reste inconnue. Pour certains habitants de l’île, cet événement ne ferait que renforcer la légende entourant ce lieu singulier.

    Le Koh Chang Boat est aujourd’hui souvent surnommé le « Bateau Fantôme ». Cette appellation aurait été popularisée par Ian, blogueur installé à Koh Chang, qui raconte régulièrement la vie de l’île sur son site.

    [ Koh Chang Guide for Independent Travelers ]
    https://iamkohchang.com/photos/various/galaxy-koh-chang-ghost-ship.html

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    Les photographies ici présentées ont été réalisées par le photographe Éric Petr en janvier 2025, environ un mois après l’incendie du Bateau Fantôme.

    Si vous désirez vous rendre à Koh Chang, je vous recommande la lecture de ces sites web :

    [ Koh Chang Guide for Independent Travelers ] https://iamkohchang.com

    [ KB Resort sur Kai Bae Beach ] https://sites.google.com/kbresort.com/www-kbresort-com

    [ Koh Chang sur Maps ] https://maps.app.goo.gl/WcRceE88k7wmfqh97 

  • Vie au Japon : guide de poche des usages japonais

    Vie au Japon : guide de poche des usages japonais

    元気ですか。今日は便利な本を一冊紹介します。

    Vous prévoyez de voyager au Japon prochainement ?

    Je ne saurais trop vous recommander ce petit guide de poche de 191 pages, à la fois pratique et très instructif.

    Conçu pour accompagner les voyageurs dans de nombreuses situations de la vie quotidienne au Japon, ce livre explique avec clarté les usages et les comportements à adopter dans différentes circonstances. Les nombreuses illustrations permettent de comprendre immédiatement les situations, chacune étant accompagnée d’explications en français.

    Cet ouvrage s’adresse autant aux expatriés français découvrant la culture japonaise qu’aux voyageurs en séjour touristique au Japon.

    Grâce à son index, il est très facile de retrouver rapidement le sujet qui vous concerne. Ce guide vous aidera sans doute à éviter certaines maladresses et à mieux comprendre les codes sociaux japonais.

    Son format compact, à la fois dense et léger, permet de l’emporter facilement partout pendant votre voyage.

    L’ouvrage a été réalisé par un collectif d’auteurs japonais maîtrisant parfaitement la langue et la culture françaises, ce qui le rend particulièrement accessible pour les lecteurs francophones.

    « Le Japon dans votre poche !
    Comment éviter les bourdes en société et apprendre à mieux connaître les Japonais.
    « Vie au Japon », suite du best-seller « Regard sur la vie moderne des Japonais », est un petit livre de poche indispensable pour les touristes et les résidents au Japon. »

    日本絵とき事典12 | VIE AU JAPON

    Éditions Samurai Media Japon
    Livre de Poche 191 pages (15.0 x 10.5 cm 〜 142 g)
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