Auteur/autrice : エリック

  • Le Nouveau Japon

    Le Nouveau Japon

    おもしろいです。

    Le Japon contemporain : entre tradition et contemporanéité.

    Le Japon fascine depuis longtemps par sa capacité à conjuguer tradition et innovation. Mais depuis quelques années, un nouveau visage du pays semble apparaître. Entre transformations sociales, évolution des modes de vie et nouvelles générations, le Japon d’aujourd’hui ne ressemble plus tout à fait à celui que les voyageurs ont découvert il y a quelques décennies.

    Une société en mutation

    Le Japon reste profondément attaché à ses valeurs de respect, de discrétion et d’harmonie sociale. Pourtant, les jeunes générations adoptent des comportements parfois différents de ceux de leurs parents. Le rapport au travail évolue, les parcours de vie deviennent plus variés et certaines normes sociales se transforment progressivement.

    Dans les grandes villes comme Tōkyō ou Ōsaka, la vie quotidienne reflète déjà ces changements. Les quartiers se renouvellent, les cafés indépendants se multiplient et de nouvelles formes de culture urbaine apparaissent.

    La technologie au cœur du quotidien

    Le Japon demeure aussi l’un des pays les plus avancés dans l’intégration de la technologie dans la vie quotidienne. Paiement sans contact, transports ultra efficaces, robots d’assistance ou objets connectés font désormais partie du paysage.

    Pourtant, ce progrès technologique cohabite avec des habitudes très anciennes. On peut encore voir des temples vieux de plusieurs siècles au milieu des gratte-ciel, ou des artisans perpétuer des savoir-faire transmis depuis des générations.

    Un nouveau regard sur la culture

    La culture japonaise continue d’évoluer et d’influencer le reste du monde. La cuisine japonaise, le design, l’architecture ou encore la culture populaire attirent toujours davantage de visiteurs et d’amateurs.

    Mais au-delà des images parfois stéréotypées, le Japon contemporain révèle une société plus nuancée, faite d’adaptations et de réinventions constantes.

    Un pays qui se redéfinit

    Le « nouveau Japon » n’efface pas l’ancien. Il s’y superpose. Les traditions continuent d’exister, mais elles cohabitent désormais avec de nouvelles sensibilités et de nouvelles manières de vivre.

    Pour le visiteur comme pour l’observateur attentif, c’est peut-être là ce qui rend le Japon si singulier : un pays capable d’évoluer sans rompre totalement avec ce qui l’a façonné.

    Voyager au Japon

    Pour celles et ceux qui envisagent un voyage au Japon, s’immerger pleinement dans ce pays fascinant implique plus qu’admirer ses paysages ou goûter sa cuisine. Comprendre certaines habitudes, codes sociaux et subtilités culturelles permet de vivre une expérience plus authentique et respectueuse.

    Si vous souhaitez éviter les faux pas et mieux appréhender la vie quotidienne japonaise, je vous invite à découvrir ma page US & Coutumes japonaise. Vous y trouverez des conseils pratiques, des anecdotes culturelles et des repères indispensables pour naviguer avec aisance dans ce mélange unique de tradition et de modernité.

    Se préparer à ce voyage, c’est s’offrir la possibilité de percevoir le Japon contemporain dans toute sa richesse, de ses quartiers vibrants à ses rites les plus anciens, et de repartir avec des souvenirs profondément ancrés dans la réalité du pays.

  • La Couleur au Japon | Feux tricolores et chawanmushi

    La Couleur au Japon | Feux tricolores et chawanmushi

    おもしろい!

    💚 🧡 ❤️ ou bien 💙 💛 ❤️ 

    Au Japon, si vous êtes arrêté à un feu rouge et qu’on vous dit BLEU, cela signifie que le feu tricolore est passé au VERT et que vous pouvez repartir.

    De même, si vous approchez d’un carrefour et qu’on vous dit JAUNE, c’est que le feu vient de passer à ORANGE et que vous devez vous arrêter.

    Curieusement, un Japonais et un Français voient la même couleur, mais la nomment différemment. Amusant, n’est-ce pas ?

    Sur la photo, vous voyez un chawanmushi 茶碗蒸し, ici préparé avec du foie de poisson. Le tchawan-mushi est un flan salé aux œufs et au dashi, agrémenté de légumes, de crevettes ou d’autres ingrédients. Sa texture est très délicate et son goût, extrêmement subtil. Il est souvent servi en entrée.  

  • Tanabata 七夕 : la légende japonaise des étoiles amoureuses

    Tanabata 七夕 : la légende japonaise des étoiles amoureuses

    皆さん、素晴らしいお祭りです。

    Le festival Tanabata 七夕祭り

    Au Japon, le festival de Tanabata 七夕祭り est célébré chaque année le 7 juillet. À cette occasion, les Japonais accrochent dans des branches de bambou de petits papiers colorés sur lesquels ils écrivent leurs souhaits et leurs vœux.

    Cette fête trouve ses origines dans plusieurs traditions anciennes. Elle est souvent rapprochée du festival japonais d’Obon お盆, dédié aux ancêtres, mais aussi de la fête chinoise des étoiles, appelée Qixi 七夕, qui signifie littéralement « la nuit du septième mois ». C’est pourquoi Tanabata est célébré chaque année le septième jour du septième mois.

    La légende de Tanabata peut varier selon les traditions orales, mais son récit reste toujours très proche.

    Elle raconte l’histoire de deux étoiles amoureuses : Véga, appelée Orihime 織姫, et Altaïr, appelée Hikoboshi 彦星.

    Orihime, la princesse tisserande, vivait près de la Rivière Céleste Amanogawa 天の川, que nous appelons la Voie lactée. Elle créait les plus belles étoffes de l’univers, et son talent faisait la fierté de son père, le Seigneur du Ciel.

    Mais malgré son travail admirable, Orihime souffrait de solitude. Elle rêvait de rencontrer celui qui partagerait sa vie.

    Touché par la tristesse de sa fille, le Seigneur du Ciel décida un jour d’organiser une rencontre. Il la présenta à l’étoile Hikoboshi, un jeune bouvier qui gardait ses vaches de l’autre côté de la Rivière Céleste.

    Dès leur première rencontre, ce fut un véritable coup de foudre. Les deux étoiles tombèrent profondément amoureuses et se marièrent rapidement.

    Mais, emportés par leur bonheur, ils finirent par négliger leurs devoirs. Orihime cessa de tisser ses étoffes et Hikoboshi abandonna peu à peu son travail de bouvier. Le désordre s’installa alors dans le ciel, ce qui provoqua la colère du Seigneur du Ciel.

    Pour les punir, il décida de les séparer en les plaçant chacun d’un côté de la Rivière Céleste.

    La tristesse d’Orihime fut si grande que son père finit par s’attendrir. Il accepta alors que les deux amoureux puissent se retrouver une fois par an, à condition qu’ils reprennent sérieusement leur travail.

    Ainsi, chaque année, la septième nuit du septième mois, Orihime et Hikoboshi peuvent enfin se revoir.

    Mais la Rivière Céleste n’ayant pas de pont, les pies viennent alors former un passage avec leurs ailes afin que les deux amoureux puissent se rejoindre.

    Aujourd’hui encore, pendant le festival de Tanabata, les Japonais écrivent leurs vœux sur de petits papiers appelés tanzaku 短冊, qu’ils suspendent dans des bambous en espérant que leurs souhaits seront exaucés🎋

    La légende de Tanabata est ici intégrée dans l’installation du photographe Éric Petr lors des « Rendez-vous au Jardins » 2018 dans la Chapelle de Bambous du Jardin Sauvage de Cabriès (France).

  • Aonori Tōfu : un plat simple et sain de la cuisine japonaise

    Aonori Tōfu : un plat simple et sain de la cuisine japonaise

    こんばんは、

    La cuisine japonaise regorge de plats simples et savoureux, souvent fondés sur quelques ingrédients seulement.

    Connaissez-vous aonori tōfu (青のり豆腐) ?

    Ce plat associe des algues marines vertes, proches du nori utilisé pour envelopper les onigiri et les maki, à un morceau de tōfu soyeux à la texture délicate. L’ensemble est à la fois léger, parfumé et très agréable à déguster.

    Ces deux ingrédients sont également réputés pour leurs qualités nutritionnelles. Les algues marines apportent de nombreux minéraux, tandis que le tōfu constitue une excellente source de protéines végétales.

    Un plat simple, sain… et délicieux que je vous recommande de découvrir. C’est très japonais !

  • Le matériel photo au Japon

    Le matériel photo au Japon

    おはようございます!

    Le Japon est sans doute l’un des meilleurs endroits au monde pour acheter du matériel photographique, neuf ou d’occasion. Les visiteurs étrangers peuvent en outre bénéficier d’une détaxe d’environ 10 %, sur simple présentation de leur passeport.

    À Tōkyō, comme dans d’autres grandes villes du Japon, on trouve un très grand nombre de magasins spécialisés dans le matériel photographique de seconde main ou en déstockage. Les vitrines regorgent d’objectifs et de boîtiers de tous formats, des modèles anciens devenus rares aux appareils les plus récents.

    On y découvre également beaucoup de matériel n’ayant jamais servi, provenant de fins de série ou de déstockages. Les prix peuvent être particulièrement intéressants, notamment lorsque le taux de change est favorable. Il faut cependant garder à l’esprit que la garantie sera plus difficile à faire valoir qu’en France, en raison de la distance.

    Vous trouverez de nombreux magasins par vous-même partout au Japon.

    Mais je peux vous recommander l’enseigne Fujiya Camera.

    Le magasin est très vaste et propose un grand choix de marques, notamment Fuji, Nikon, Canon ou Leica.

    À titre d’exemple, j’y ai trouvé des Nikon Df quasiment neufs (provenant d’un déstockage) autour de ¥150 000, soit environ 950 € selon le taux de change. On peut bien sûr en trouver à des prix encore plus bas, lorsqu’ils ont déjà servi.

    Il est tout à fait possible d’y dénicher l’objectif ou le boîtier dont on rêve, parfois difficile voire impossible à trouver en France, et souvent à des tarifs très attractifs.

    Je précise n’avoir aucun intérêt dans cette recommandation. Il s’agit simplement de partager une adresse parmi beaucoup d’autres. Le magasin se trouve dans le quartier très animé de Nakano, qui mérite d’ailleurs lui-même une visite. Comme toujours, le mieux reste de se faire sa propre opinion.

    フジヤカメラ (Fujiya Camera) se situe à environ 50 mètres de la station Nakano, à Tōkyō.

    日本、〒164-0001 東京都中野区中野5丁目61−1 フジヤカメラ 本店
    (Copiez et collez cette adresse dans Google Maps)

  • Sur les pas de Katsushika Hokusai

    Sur les pas de Katsushika Hokusai

    皆さん、こんにちは !

    Une petite idée pour une balade sur les pas de Katsushika Hokusai 葛飾北斎 (1760-1849), dans le quartier de Sumida à Tōkyō où il vécut la majeure partie de sa vie, et que borde le cours d’eau Sumida-gawa 隅田川. 

    Si vous venez de Asakusa 浅草, vous ne pourrez pas manquer en traversant la Sumida-gawa, la vue spectaculaire sur la sculpture dorée de 360 tonnes et 44 mètres de long, réalisée en 1989 par le designer français Philippe Starck pour célébrer le centenaire de la bière Asahi, nommée « La Flamme d’Or » mais rebaptisée par les Japonais « Le Caca d’Or » 金のうんこ😀 
    Voyez-vous, notre réputation n’est plus à faire ; elle est internationale !!! 

    La Sky Tree, le Temple de la bière Asahi et la gigantesque sculpture La Flamme d’Or

    Mais l’intention n’est pas de contempler l’œuvre excrément grande du Français mais plutôt de se rendre au Sumida Hokusai Museum.  

    Le musée réalisé par l’architecte japonaise Kazuyo Sejima 妹島和世 en 2016 rassemble la majorité des œuvres de Hokusai dont certaines peintures dessinées à la main, des estampes et des livres imprimés qui forment une collection exceptionnelle de classe mondiale.

    C’est donc une visite que je vous recommande dans la prolongation de celle de Asakusa et de la Sky Tree par exemple.

    La Sumidagawa et la Sky Tree (634m)
    La Sumidagawa et la Sky Tree (634m)


    Musée Sumida Hokusai
    Vue de l’intérieur du Musée Sumida Hokusai
    Œuvre de Katsushika Hokusai « Le bûcheron et le pêcheur »
    À l’intérieur du Musée Sumida Hokusai
    Parking à vélos du Musée
  • Pourquoi Nippon Japon & Étiquette ?

    Pourquoi Nippon Japon & Étiquette ?

    初めまして、よろしくお願いします。

    En 2003, j’ai découvert le Japon de manière assez inattendue.
    Alors que je m’apprêtais à partir en voyage pour la Chine, celui-ci fut annulé trois jours avant le départ. Je décidai alors de changer mon projet et de m’envoler, la veille pour le lendemain, pour Tōkyō.

    Je me suis ainsi retrouvé projeté dans cette immense ville, seul, sans avoir réservé d’hôtel ni même eu le temps d’acheter un guide de voyage. Une immersion totale dans l’inconnue 😅

    Bien que plein d’a priori sur le Japon, ma surprise fut de découvrir un pays très différent de tout ce qu’on racontait à son sujet.

    Depuis ce premier voyage, je n’ai cessé de nourrir une véritable passion pour cette destination, m’y rendant très régulièrement, au rythme d’une à deux fois par an. Et, par le plus heureux des hasards, j’ai rencontré mon épouse, japonaise, quelques années plus tard.

    Au fil du temps, j’ai parcouru une grande partie de l’archipel et, passionné par cette culture, j’ai très rapidement appris le japonais. La langue et l’écriture m’ont permis une acculturation plus profonde et de mieux comprendre ce qui structure la société japonaise : ses usages, ses codes sociaux et ses formes de politesse.

    Car le Japon ne se résume pas à ses paysages, à ses temples ou à ses villes.

    Il se vit aussi à travers une multitude de gestes, d’attentions et de règles implicites qui façonnent les relations entre les personnes. Autrement dit, à travers une forme d’étiquette sociale très particulière.

    J’avoue aujourd’hui avoir commis de nombreuses erreurs et de nombreux faux pas au cours de cette phase d’apprentissage des bonnes manières japonaises. Il m’aura fallu du temps pour en comprendre les subtilités. Je dois d’ailleurs m’excuser auprès des nombreux Japonais que j’ai pu heurter en montrant parfois l’image un peu maladroite du « bon Français en voyage » ✨🙇✨

    Avec les années, j’ai aussi remarqué que l’on trouve aujourd’hui une information abondante sur les excursions, les « bons plans » ou les meilleures adresses. En revanche, il est beaucoup plus difficile de trouver des explications simples sur la manière de bien se comporter au Japon.

    Or, le « bien se comporter » n’est rien d’autre qu’une forme de respect : la délicate attention de se renseigner sur les codes d’un pays afin de les adopter le temps de son voyage, pour ne pas importuner ses hôtes.

    C’est précisément l’esprit de ce site.

    Le titre « Nippon Japon & Étiquette » résume cette démarche.

    « Nippon » et « Japon » évoquent le pays, sa culture et la vie quotidienne que je vous raconte ici. Quant à « l’Étiquette », elle renvoie à ces règles souvent invisibles qui structurent la société japonaise et que tout visiteur gagne à connaître.

    Sur ce site, je partage donc des anecdotes et des observations qui reflètent l’ambiance japonaise. J’y évoque les codes de la société, la manière d’aborder certains lieux avec courtoisie, le fonctionnement de la langue japonaise et quelques conseils simples pour une utilisation pratique. Je vous parle aussi des habitudes des Japonais et de l’atmosphère de lieux parfois méconnus ou inattendus.

    Si vous souhaitez voyager au Pays du Soleil Levant, ce site « Nippon Japon & Étiquette » vous conviendra.

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    © Toutes les photographies de ce blog sont éditées par Éric Petr